La presse roumaine d'aujourd'hui publie des détails sur la dernière décision du gouvernement roumain concernant les allocations de chômage. On apprend donc qu'à partir du 1er mars 2002, cette allocation mensuelle est fixée à 1.312.500 lei, et ceci indépendamment du salaire de la personne en période travaillée. Le slogan "la Roumanie, toujours surprenante" semble être pris à la lettre car la série des trouvailles du pouvoir roumain continue... Nous sommes en effet devant une invention à l'originalité incontestable, destinée à arrondir les comptes et rapports budgétaires publics... par une cure de dégraissage des porte-monnaie privés, par ailleurs de plus en plus transparents par leur maigreur.
Car même à l'époque la plus noire du communisme (qu'on dit révolue, grâce à la... révolution) le rouleau compresseur de l'uniformisation n'était pas allé aussi loin... En préparation, bientôt les salaires uniques, les retraites forfaitaires ? Il est vrai, il suffit d'un peu d'imagination et il ne reste plus beaucoup de problèmes à résoudre.
Mais de quel DROIT, et basé sur quelle logique ? Car il est bien connu, ces fonds sont constitués à partir des cotisations qui elles, ne sont pas forfaitaires mais calculées à partir de pourcentages du salaire de chacun. L'État est seulement l'administrateurs de ces fonds, qui fonctionnent sur le principe des assurances. A partir du 1er mars, la solidarité des chômeurs sera renforcée, car ils partageront tous le même insoluble problème, celui de survivre un mois en Roumanie avec 1.312.500 lei ! Professeur universitaire ou éboueur, c'est du pareil au même. La même misère.
Mais pourquoi s'étonne-t-on encore ? Les choses évoluent... Toujours aujourd'hui, c'est M Nastase, le premier ministre, qui déclare : [...] "La séparation des pouvoirs de l'état est la formule de Montesquieu, qui, bien sûr, était valable à un moment donné, mais aujourd'hui il faut essayer de voir comment les pouvoirs de l'état doivent collaborer dans l'intérêt du citoyen. [...]" (source www.adevarulonline.ro)
Citoyen ? Quel citoyen ? Ceci ressemble trop à une mauvaise blague, vous savez, comme celles avec le "citoyen" Bula... Car ça ne peut pas être "pour de vrai", cette déclaration, d'un Docteur en droit, spécialisé en Droit international public et, n'est-ce pas, Professeur associé, spécialité Droit international public, Université Sorbonne Paris I - Panthéon (1994) ?